Florence Mounier
Autonome, persévérante et mature comme une auto-entrepreneuse.
Passionnée du codage et heureuse de transmettre comme chez ThinkR.
Programmer en R a longtemps été mon quotidien, depuis une formation universitaire à Lyon 1 jusqu'à ma thèse et mon post-doctorat en modélisation en écologie et écotoxicologie.
Ma niche de recherche était à l’interface entre différentes disciplines, ce qui nécessitait beaucoup d’échanges avec les spécialistes des différents domaines, puis du développement de méthodes, avant d’obtenir des premiers résultats. Communication, patience et persévérance étaient donc de rigueur !
Mes différentes expériences dans le monde de la recherche fondamentale, que vous retrouverez dans mon
CV d'ingénieure de recherche,
m'ont permis de développer des connaissances et compétences diverses, et m'ont aussi donné des opportunités
d'enseignement
Dans le Master MER de Bordeaux en octobre 2020
Envoi d'un support de cours dématérialisé obligatoire qui devait donc être attractif !
(cliquer pour télécharger le ppt d'un des cours)
, d'encadrement
Encadrement de Maud Vildier, dans le cadre de son stage
de M1 Sciences de la Mer à l'Université de Caen Normandie
et de développement d'un réseau professionnel diversifié avec qui je suis toujours en contacts étroits (dont
Jérémy Lobry et
Hilaire Drouineau
qui sont d'accord pour être contactés pour dire du bien de moi, enfin je l'espère).
Mes travaux de recherche m'ont passionnée par leur multidisciplinarité et leur caractère innovant. J’ai trouvé particulièrement stimulant de travailler en équipe autour d’une question, d’une énigme à résoudre, d’un défi technique à relever.
Toutefois, si je trouve passionnant le vaste champ de questions et d'objectifs qu'offre la recherche, j'ai parfois été frustrée par un sentiment d'éternel recommencement. En recherche, rien n'est jamais fini et abouti, or, j’aime constater que je suis arrivée au bout de mes objectifs. Cela peut être encore plus frustrant dans le cas d'une thèse multidisciplinaire, multi-sites et multi-encadrement (oui, en recherche aussi, les spécifications clients ne sont pas toujours claires) comme la mienne, qui donne souvent l'impression de laisser un dédale de voies inexplorées sans espoir de les visiter. Pour ne rien arranger, des problèmes de santé chroniques ont été diagnostiqués durant ces années (ayant donné lieu à une RQTHReconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et à de nombreux mois d’interruption de travail). Mais, à la suite de la mise en place d’un nouveau traitement médical qui me permet depuis de travailler normalement (moyennant quelques adaptations), j’ai repris ma thèse en main, j’ai pu finaliser un manuscrit dont la qualité a été soulignée et publier deux articles scientifiques sur la méthode et le modèle que j’avais développés (car oui, même désorientée, je sais retrouver ma boussole) !
Je me suis inspirée du parcours de Sébastien Rochette, rencontré durant ma thèse à l’Ifremer de Brest, pour faire rimer équilibre personnel et professionnel. On m’avait diagnostiqué une maladie chronique inflammatoire durant ma thèse et depuis je cherche des solutions pour continuer à faire ce que j’aime tout en respectant mes contraintes de santé et ma vie personnelle.
C’est ainsi que j’ai créé ma micro-entreprise DataReportR (vous voyez de qui je me suis inspirée ? 😉 ).
J’ambitionnais alors d’utiliser mes compétences en analyse de données, en statistiques, en modélisation et en programmation sous R pour faire de l’expertise et de la prestation de services en écologie théorique pour des organismes de recherche ou en écologie appliquée pour des bureaux d’étude. L’objectif était de travailler sur ce que j’aime, en majorité depuis chez moi, afin de pouvoir respecter mon rythme et avoir ainsi le temps nécessaire pour prendre soin de ma santé et de ma famille !
Mon réseau m'a permis de très vite m'engager dans une première prestation, certes un peu éloignée de ce que je voulais initialement faire
et de mes compétences, mais qui m'a malgré tout permis de me lancer, de faire vivre l'entreprise et de découvrir de nouvelles choses.
Xavier Chevillot, avec qui j'ai partagé mon bureau pendant une partie de ma thèse et de mon post-doc, est aujourd'hui directeur de la
SEPANSOFédération d’Associations à l'origine de la création
de la plupart des Réserves Naturelles de Nouvelle-Aquitaine. Il avait urgemment besoin de quelqu’un pour
rédiger le plan de gestion d’une de ses réserves naturelles en 6 mois. J’ai alors découvert et dompté le nouveau cahier
technique de l’OFB sur la rédaction des plans de gestion, assimilé des connaissances naturalistes sur la réserve et rédigé un document de synthèse
de 200 pages dans le temps imparti.
Satisfaits de ma première prestation et conquis par les avantages qu'apporte le travail avec un ingénieur indépendant par rapport aux bureaux d'étude classiques (un seul interlocuteur pour l'ensemble de la prestation, échanges facilités), les dirigeants de la SEPANSO ont choisi de me faire à nouveau confiance en me proposant une nouvelle mission d'élaboration de plan de gestion pour une autre de leurs réserves (RNN de l'étang de Cousseau).
Après avoir fini cette première prestation et avant de commencer la suivante, j'ai ressenti le besoin de faire un bilan :
"Et c'est une bonne situation ça, scribe micro-entrepreneure en rédaction de plan de gestion d'espaces naturels ?"
Je suis contente d’avoir travaillé sur quelque chose d’appliqué et de concret mais j’ai principalement fait de la rédaction… Fini le codage, fini le développement d'outils, et le brainstorming sur les travaux des uns et des autres et la transmission me manquent !
Alors pour ne pas être trop frustrée je continue à travailler avec les étudiants et post-doc de mes anciens collègues (Jérémy Lobry, Hilaire Drouineau, Pierre Labadie, Laure Pecquerie). Je les forme dans les domaines de recherche que je maitrise (théorie DEB, modélisation des cycles de vie sous changements climatiques), je fais des analyses stat et des représentations graphiques de données pour les étudiants chimistes qui galèrent en R et n’ont d’ailleurs pas le temps d’apprendre, et je participe à la rédaction de leurs publications scientifiques.
Mais trouver du temps pour ce qui est devenu un hobby quand on doit faire voguer la barque de sa micro-entreprise pour vivre n'est pas si simple !
Est-ce que la direction qu'a pris ma micro-entreprise durant sa première année remplit tous mes besoins et peut me permettre de m'épanouir ? J'ai créé cette entreprise pour être maitresse de mon destin et je peux donc toujours changer de cap mais il faut bien le calculer auparavant !
Alors j'ai refait des tests d'orientation à 31 ans !
Après des tests d'intérêts professionnels, de motivation et de personnalité sur Studyrama (mais aussi sur Pottermore : je suis Poufsouffle !) je me représente mieux ce qui me gêne dans ma situation actuelle et je construis ainsi une check-list de ce que mon "métier idéal" devrait comporter pour développer mon potentiel professionnel en accord avec mes besoins et mes envies.
Aujourd'hui, le voyage que je viens de vous présenter m'a permis de mettre en évidence ce que j'aime faire, ce que j'ai envie de faire et ce que j'ai besoin de faire pour être épanouïe. Il m'a aussi démontré que je suis à la hauteur de la confiance que mes anciens collègues m'accordent et que je suis capable de réussir ce que j'entreprends si je suis motivée, même si a priori je ne suis pas la plus légitime pour le job !
Je suis ThinkR de près depuis plusieurs années car je trouve que ses activités, son dynamisme, son professionnalisme, sa taille humaine, sa bienveillance et sa volonté d'inclusivité sont inspirantes.
Je n'étais pas prête à postuler jusqu'alors mais je me rends bien compte aujourd'hui que j'aspire à me perfectionner, développer, conseiller et former dans le cadre d’un emploi en autonomie, pas seule mais avec un projet et un esprit d'équipe.
Alors quand j'ai vu votre offre d'emploi c'était le déclic !
Voilà l'opportunité de cocher toutes les cases de ma check-list !
C'est le moment de me lancer !
Même si je l'utilise depuis de nombreuses années, je ne prétends pas du tout être une experte en R, et encore moins en Shiny. Mais ce qui est certain c’est que cet outil aux multiples packages m’intéresse au point de me plonger dedans rien que pour le plaisir de continuer d'apprendre, comme je l'ai toujours fait, en autodidacte. Je suis donc vraiment très motivée pour me perfectionner et en faire mon travail !"!
J'ai confiance en mes motivations et en mes capacités d'apprentissage. Je serai au rendez-vous pour me mettre à niveau et approfondir mes connaissances et compétences en développement d'applicatifs R et Shiny, afin de devenir rapidement opérationnelle !
De trèèèèèès loin, c'est le langage R (sous Rstudio) que je connais le mieux car c’est ce que j’ai utilisé à l'Université et ce que j'ai ensuite
utilisé en thèse et en post-doc, sauf dans le cas où les
outils dont j'avais besoinComme les algorithmes
d'estimation
des packages développés sous Matlab
par la communauté DEB n'existaient que dans d'autres langages.
Je connais et j'ai déjà pratiqué la grande majorité des points aux programmes des 3 niveaux de formation proposées par ThinkR MAIS à des niveaux d'approfondissement très variables selon les items, et pour certains je ne les ai pas utilisés depuis plus de 10 ans (comme le SIG).
Je sais manipuler des données
de différents types (nombres, dates, chaînes de caractères) : importation/exportation,
exploration (filtrer, trier, transformer, …).
Je sais décrire et visualiser ces données
: je plot pour explorer rapidement mais je ggplot parce que c’est
quand même plus pratique pour les représentations complexes, et plus joli !
Je sais créer et organiser des projets R
sous Rstudio, créer des fonctions personnalisées pour automatiser des analyses, exporter des rapports automatiquement avec Rmarkdown.
Je ne sais pas encore publier un package mais je ne dois pas être loin de pouvoir le faire avec les programmes que j'ai créés en thèse et en post-doc. Et puis, y-a-t-il meilleur endroit que ThinkR pour apprendre à faire ça proprement !?
J'ai plutôt été autodidacte en formation R depuis mon départ de Lyon 1. J'avais des objets (données, modèles) et des objectifs (analyse de données, représentations graphiques, estimation de paramètres, simulations complexes et parfois nombreuses pour pouvoir faire des analyses de sensibilités, ...). J'ai donc construit mes programmes seule et j'avoue que vu le timing et les multiples changements de méthodes et d'objectifs ça n'a pas toujours été très organisé, propre ou optimisé... ^^ Mais ce côté autodidacte a tout de même eu l'avantage de m'apprendre à chercher les packages et fonctions pour arriver à mes fins et à débuguer mes codes comme une grande ! 😊
J'ai beaucoup utilisé LaTeX (dont
Beamer
) dans le cadre de mon stage de M2 car
Sandrine Charles
Mon encadrante de stage de Master 2 au LBBE, Université Lyon 1 m'a appris que c'est en code qu'on apprend à coder, alors j'ai écrit tout mon
rapport de M2 sous LaTeX. Mais une fois arrivée en thèse on m’a demandé de repasser sous Word pour faciliter les relectures et corrections. Et depuis
je n'ai jamais repris.
J’ai aussi utilisé Matlab dans le cadre de ma thèse pour estimer les paramètres de mon modèle avec un package n'existant que dans cet environnement. Mon utilisation s'est globalement limitée à créer des tableaux de données et à faire du copier-coller des lignes de code dont j'avais besoin à partir des routines d'estimation d'autres modèles ayant utilisé ce package.
Pour le plaisir je m'amuse à faire du HTML et CSS comme vous l'avez constaté avec
ce site Ajout de code CSS et HTML pour adapter un template
issu de la
librairie open source Start Bootstrap
(cliquez pour voir la version initiale du template) !
J’ai également des notions de base en SQL mais comme je n’ai pas eu à travailler avec, mes connaissances sont « poussiéreuses ».
Dès mon stage de M2 au
LBBE à Lyon 1Laboratoire de Biométrie et Biologie Évolutive,
équipe "Modélisation et écotoxicologie prédictives". , je me suis amusée à créer une
appli pour représenter graphiquement la sensibilité des sorties de
mon modèle sous R aux modifications dans les valeurs de paramètres. C’était plus un outil pédagogique pour présenter mon
modèle dans l’équipe qui m’accueillait.
Après un looong passage à vide, j’ai remis le nez dedans en 2020 pour créer une
appli capable de sélectionner des recettes de cuisine
selon différents critères parmi une base de données de recettes (que j'ai du mal à remplir, faute de temps), car oui, je cuisine aussi, mais vous verrez ça dans les hobbies 😊
N'importe quelle occasion est bonne pour me remettre dedans ! ^^ Oui, j'aurais aussi pu utiliser golem, mais promis, je vais me soigner !
Je n’ai sauté le pas qu’il y a peu car mes encadrants de thèse et de post-doc n'ont jamais souhaité mettre le nez dans mes codes, et d'ailleurs je crois que ça les arrangeait bien que j'arrive à me débrouiller toute seule ! J’ai simplement hébergé mes projets R sur GitHub : le programme du modèle de ma thèse avec toutes ses applications, et le programme d’analyse de données, de représentations graphiques, et de modélisation de l’ensemble du projet CHOPIN que je gérais dans le cadre de mon post-doc. Ça me permettait de pouvoir plus facilement sauvegarder mon travail et de le restituer, même si personne d’autre ne sait actuellement s’en servir j’ai bon espoir pour l’avenir ! Et récemment j’ai utilisé GitHub et GitPages pour créer le site web de ma micro-entreprise .
J'aime reformuler les concepts avec mes mots, souvent utiliser des métaphores, des images, pour mieux les visualiser. Ca m'aide à comprendre et mieux retenir, et visiblement c'est aussi une méthode efficace pour transmettre.
Je crois que ceux qui ont pu bénéficier de mon encadrement ou de mon aide sont les mieux placés pour vous parler de mes atouts en la matière : vous pouvez contacter Maud Vildier dont j’ai encadré le stage de M1 durant mon post-doc (pendant le 1er confinement donc 100% en visio !) et Pierre Bourdaud que j’ai formé très récemment en théorie DEB pour son post-doc (également en visio).
Le travail d'équipe est fondamental pour m'ouvrir et penser différemment. Recevoir de l'aide et du soutien c'est bien mais en donner aussi ! C'est pour cela que je me porte volontaire pour continuer à faire bénéficier mes anciens collègues et leurs étudiants des connaissances que j'ai acquises, et à les transmettre pour qu'ils gagnent en autonomie, malgré le côté "officieux" de ce travail actuellement.
Je me suis notamment impliquée aux côtés de Jérémy Lobry et Géraldine Lassalle dans le cadre des travaux de Pierre Bourdaud (post doctorant), de Pierre Labadie avec Marine Gallien (doctorante) ou d' Hélène Budzinski et Véronique Loizeau avec Adriana Sardi (post-doctorante).
Et comme le travail d'équipe est toujours meilleur quand on se connait mieux et qu'on s'entend bien, par le passé je me suis impliquée dans l'association locale pour l'organisation d'activités sociales, culturelles et sportives du personnel du site de Cestas de l'Irstea/INRAE où je travaillais.
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